La légèreté, cette notion oubliée
mar 10 2011 dans Haute Ecole parHippocampe
Je voudrais me faire le relais d’un excellent article de l’un des grands maîtres actuels, et surtout moins sujet à caution que Novzorov, à savoir Philippe Karl, auteur de nombreux ouvrages donc le désormais célèbre « Dérives du dressage moderne ».
Bien que travaillant au mors ou à la bride, son explication toute scientifique, étude à l’appui sur certains poncifs de l’équitation moderne devrait apporter une lumière importante dans la relation homme/cheval dans le cadre de la discipline « Dressage ».
Comme je le rappelle dans d’autres articles, bien que je n’aie en aucun cas la prétention de la qualification d’un Philippe Karl, son insistance sur le problème de l’apprentissage de la main est à clamer haut et fort.
Cet apprentissage hélas négligé ans la plupart des enseignements, n’est pas réservé à la « haute école » mais bien, à mon sens, la BASE de l’équitation. De cet apprentissage découle la légèreté, et par conséquent une véritable possible harmonie avec le cheval, a qui l’on « demande », on « indique », mais que l’on ne force jamais. Quelques grammes suffisent amplement, là où la plupart d’entre nous déploie des kilos inutiles…. d’ou mon militantisme pour le sans mors.
Plutôt qu’un long discours je vous renvoie directement sur son article
« MAIN BASSE » sur la culture équestre
Réponse de Philippe KARL à l‘article « MAIN HAUTE, MAIN BASSE » publié par Michel HENRIQUET dans « CHEVAL MAGAZINE » de Juillet 2005
Ne manquez pas une visite sur son site (en français !) : http://www.philippe-karl.com/64
Morceau choisi :
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En s‘appuyant sur ces principes pour l‘étude initiale de la mise en main, le cavalier se trouve en adéquation avec la magistrale définition du général L‘HOTTE: « Le ramener ne se concentre pas dans la position de la tête, il réside tout d‘abord dans la soumission de la mâchoire, qui est le premier ressort recevant l‘action de la main. Si ce ressort cède avec moelleux, à l‘action qui sollicite son jeu, il entraînera la flexibilité de l‘encolure et provoquera le liant des autres ressorts ». Cette application raisonnable des apports de BAUCHER s‘avère aussi douce qu‘efficace car elle respecte la nature du cheval, l‘éduque au lieu de la contraindre.
J‘en ai l‘expérience à raison de 200 à 300 chevaux de toutes sortes par an et ce depuis bien des années: ces procédés donnent tranquillement des résultats rapides. Les élèves réussissent « haut la main » (sic), là où bien des tenants du système officiel (professionnels inclus) avaient « baissé les bras » (re-sic). Certes, bien des cavaliers usent maladroitement ou mal à-propos de procédés dans lesquels ils ne voient que de simples trucs. Pour autant, ne jetons pas le bébé avec l‘eau du bain. Ils ont au moins le mérite et l‘élégance de chercher à se passer de moyens autoritaires (rênes fixes, etc…). Enfin, aucune méthode n‘a le monopole de la maladresse, n‘est ce pas?
Que nous impose le dressage officiel ? Les sacro-saintes « mains basses ».
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Tout simplement édifiant….


Annea dit le 22 mars 2011
La fameuse guerre main haute / main basse.
Elle a malheureusement surtout montré à quel point les cavaliers peuvent être orgueilleux, difficilement capable de s’ouvrir aux autres :(
Ces deux pointures équestres, bardés de connaissances et de savoir faire, aurait pu aider à redorer l’équitation de dressage français si ils avaient pu réussir à discuter correctement… Peut être pas en compétition sportive, car ils restent loin du mécanisme allemand (heureusement à mon sens, sauf que maintenant Henriquet y vient…)
Mais voilà plus longuement mon sentiment à ce sujet : http://dialogueraveclecheval.blogspot.com/2011/03/main-haute-main-basse.html
cordialement,
Anne